Cette fois, au Conseil municipal du 22 décembre 2011, nous avons eu droit à certains moments d’anthologie révélateurs quant à la vision de la démocratie qu’a Monsieur le Maire.
Il a lui-même ouvert les hostilités à mon endroit pour ce qui concernait une réunion à laquelle j’étais convié par le président de l’ADLC.
Il a bien évidemment été suivi en cela par son adjoint aux associations qui s’occupait encore une fois de ce qui ne le concernait pas.

Mais pour que les choses soient claires, je répète ici ce que j’ai textuellement répondu :
« J’étais à cette réunion concernant la renaturation du boulevard Sizaire parce que je suis le secrétaire de l’Association de Défense du Littoral Cayolais. Je n’ai fait qu’écouter et noter ce qui était dit. Je n’ai pas dit un mot ».
Ce que bien sûr le maire s’abstient de transcrire dans son compte-rendu du Conseil.
Oui ! Oui ! C’est exactement ce que j’ai répondu.

Déjà, lors de l’appel des élus présents au Conseil, un pouvoir m’ayant été confié par une conseillère, j’ai dû le donner au maire alors qu’il ne l’exige jamais de cette façon d’un autre conseiller, pas plus qu’il ne montre celui qu’il a éventuellement.

PREMIER MORCEAU CHOISI :

À l’ordre du jour il y avait entre autres la proposition de voter pour ou contre la location d’un studio vide au premier étage de l’école de La Mollière à un jeune SDF qui déambule fréquemment dans les rues de Cayeux sur mer et qui précédemment squattait le sas du Crédit Agricole.
Monsieur le Maire nous a informés que cette location à La Mollière était effective depuis le 1er décembre 2011 soit depuis 22 jours.
Pour payer le loyer, ce SDF bénéficiera de l’allocation logement, que l’assistante sociale pourrait obtenir en son nom, et cette allocation serait versée directement au receveur du Trésor. Ce jeune, qui n’est donc plus SDF, devra en outre verser de sa poche une soulte de 56 €.

DÉMOCRATIE ? LA PREUVE :

Quand l’un des conseillers de sa majorité lui a dit :
« Pourquoi nous demander de voter puisque le SDF est déjà dans le logement ? »
La réponse du maire a été :
« Je ne vais pas attendre le Conseil municipal pour décider ».
Eh oui ! Le maire fait ce qu’il veut ! Et il ne s’en cache même plus puisqu’il fait voter une décision 22 jours après son exécution comme le compte-rendu l’indique lui-même.

Et pourtant je l’ai déjà dit dans un article précédent, en moins d’une journée il est possible, en cas d’urgence, de contacter pratiquement tout le conseil municipal pour le surlendemain.
D’ailleurs cela est prévu par la loi en son article L 2121-11 du Code des Collectivités territoriales qui indique pour les convocations du Conseil municipal que :
« En cas d’urgence, le délai peut-être abrégé par le maire sans pouvoir toutefois être inférieur à un jour franc ».
Mais cela, faut-il encore le vouloir !

On pourrait comprendre un décalage d’un jour franc, mais 22 jours, c’est vraiment se moquer du Conseil et par là même de tous les électeurs.

Sur le compte-rendu du Conseil municipal affiché seulement le 6 janvier soir 13 jours après, le maire n’a pas osé écrire textuellement la réponse qu’il avait faite. Il est vrai que le compte-rendu des délibérations va en sous-préfecture !
Il a préféré la rendre plus acceptable après coup et écrire qu’il a dû « trouver une solution en urgence pendant la période de froid ».

Serge VAULEY


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